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Tubage poêle à pellet schéma : Raccordements et Sortie par le Toit

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Table des matières

Vous voulez installer un poêle à pellets mais vous vous posez des questions sur le tubage ? Vous cherchez un schéma pour comprendre comment tout se raccorde et sort par le toit ? Vous vous demandez si vous pouvez le faire vous-même ou s’il faut absolument faire appel à un professionnel ?

Vous tombez bien ! Le tubage d’un poêle à granulés, c’est un peu comme la colonne vertébrale de votre installation. Sans lui, pas de bon tirage, pas de sécurité, et surtout pas de certificat de conformité pour vos assurances.

Dans cet article, vous allez découvrir tout ce qu’il faut savoir sur le tubage de votre futur poêle à pellets. Des normes à respecter aux étapes d’installation, en passant par les différents matériaux et les coûts à prévoir. Et bien sûr, vous aurez droit à tous les schémas et dimensions pour y voir plus clair.

Allez, on commence par les bases !

Qu’est-ce que le tubage et pourquoi est-il indispensable ?

Le tubage d’un poêle à pellets consiste à insérer un conduit métallique à l’intérieur d’un conduit de fumée existant ou à créer un nouveau conduit pour évacuer les fumées de combustion. C’est un peu comme mettre un tuyau dans un tuyau, mais en plus technique.

Contrairement à ce que pensent certains, le tubage n’est pas juste une option. Pour tous les poêles fermés et les inserts, c’est obligatoire selon la norme DTU 24.1. Et même pour les poêles à bois ouverts, c’est fortement recommandé pour votre sécurité.

Pourquoi une telle importance ? D’abord pour l’étanchéité. Un conduit ancien en briques ou en béton peut présenter des fissures qui laissent passer le monoxyde de carbone. Ensuite pour le tirage : un tubage adapté au diamètre de votre poêle garantit une évacuation optimale des fumées.

Le tubage permet également d’éviter le bistrage, cette accumulation de suie qui peut provoquer des feux de cheminée. Sans compter qu’il facilite grandement le ramonage, une obligation légale deux fois par an.

Pour un poêle à granulés, le tubage présente un avantage supplémentaire : il maintient une température des fumées plus constante, ce qui optimise le rendement de votre appareil. Votre poêle consomme environ 50 m³ d’air par heure, soit l’équivalent d’une pièce de 20 m², d’où l’importance d’un conduit parfaitement dimensionné.

Normes et réglementations : ce que dit la loi

Avant de vous lancer dans l’installation, vous devez connaître les normes qui encadrent le tubage des poêles à pellets. La norme DTU 24.1 est votre bible en la matière. Elle définit toutes les règles de sécurité et d’installation.

Pour les poêles à granulés, vous devez respecter l’avis technique collectif n°14/03-851. Ce document précise les exigences spécifiques aux appareils à combustibles solides. Votre tubage doit également répondre à la norme XP D 35-307 qui définit les caractéristiques des conduits de fumée.

Les classes de résistance sont cruciales pour votre sécurité :

  • Classe T400 : résistance à la température jusqu’à 400°C, suffisante pour les poêles à pellets
  • Classe D : résistance à la corrosion, indispensable avec la combustion des granulés
  • Classe C2 ou C3 : résistance à la condensation selon l’humidité de vos combustibles

Ces normes ne sont pas juste là pour embêter les installateurs. Elles garantissent votre sécurité et celle de vos voisins. Un tubage non conforme peut entraîner le refus de votre assurance en cas de sinistre, sans compter les risques d’intoxication au monoxyde de carbone.

Le certificat de conformité délivré par votre installateur RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) est obligatoire. Il atteste que votre installation respecte toutes les normes en vigueur. Sans ce précieux sésame, pas d’aides publiques possibles et des problèmes en vue avec vos assurances.

Types de tubage : flexible, rigide et double paroi

Vous avez le choix entre plusieurs types de tubage selon votre situation. Chaque solution a ses avantages et ses contraintes d’installation.

Le tubage flexible

Le tubage flexible en acier inoxydable s’adapte facilement aux conduits tortueux. Il se glisse dans les cheminées anciennes avec des coudes et des dévoiements sans problème. Sa flexibilité permet de contourner les obstacles, mais attention aux diamètres disponibles : de 80 mm à 250 mm selon vos besoins.

Pour un poêle à pellets, vous utiliserez généralement du 80 mm ou du 100 mm. Ce type de tubage convient parfaitement aux rénovations où vous devez composer avec l’existant. Son installation demande moins de modifications de maçonnerie.

Le tubage rigide

Le tubage rigide offre une meilleure résistance mécanique et thermique. Constitué d’éléments droits raccordés entre eux, il convient mieux aux conduits droits ou avec peu de dévoiements. Sa surface intérieure parfaitement lisse optimise le tirage.

Ce type de conduit résiste mieux aux contraintes mécaniques du ramonage. Il dure plus longtemps et nécessite moins d’entretien qu’un tubage flexible. En revanche, son installation demande parfois des modifications importantes de votre conduit existant.

Le tubage double paroi

Le tubage double paroi comprend un conduit intérieur en inox et une enveloppe extérieure avec isolation thermique. Cette solution réduit considérablement les déperditions de chaleur et améliore le tirage.

Avec un conduit isolé, la température en surface descend à environ 38°C contre 60°C pour un conduit simple paroi. Cette différence réduit les risques d’incendie et permet de réduire les distances de sécurité par rapport aux matériaux combustibles.

Le conduit concentrique (ventouse)

Pour les installations étanches, le conduit concentrique combine évacuation des fumées et arrivée d’air comburant. Le tube intérieur évacue les fumées pendant que l’espace annulaire apporte l’air nécessaire à la combustion.

Cette solution convient particulièrement aux maisons très étanches où l’air manque pour alimenter correctement votre poêle. Elle évite de puiser l’air dans vos pièces de vie, ce qui améliore le confort et réduit les déperditions thermiques.

Schéma d’installation et éléments principaux

Une installation complète de tubage pour poêle à pellets comprend plusieurs éléments essentiels que vous devez connaître pour comprendre le fonctionnement et les coûts.

Élément Fonction Position
Conduit de raccordement Relie le poêle au conduit de fumée Entre poêle et T de décendrage
T de décendrage Collecte les suies et permet le ramonage Pied du conduit vertical
Tubage principal Évacue les fumées vers l’extérieur Vertical dans le conduit existant
Solin d’étanchéité Assure l’étanchéité au passage du toit Traversée de toiture
Chapeau de sortie Protège de la pluie et du vent Sortie en toiture

Le schéma type d’une installation comprend le poêle raccordé horizontalement au T de décendrage par le conduit de raccordement. Ce T marque le début du conduit vertical qui traverse votre conduit existant jusqu’à la sortie de toit.

Pour les installations étanches, vous ajoutez une arrivée d’air extérieur directe qui alimente votre poêle sans puiser dans l’air ambiant. Cette arrivée d’air peut être concentrique (dans le même conduit que l’évacuation) ou séparée selon votre configuration.

La sortie en toiture doit respecter des règles précises de positionnement. Votre conduit doit dépasser d’au moins 40 cm toute construction située à moins de 8 mètres. Pour un toit plat, cette hauteur monte à 120 cm minimum.

Les dévoiements sont limités à 2 maximum avec un angle de 45° chacun pour les conduits isolés. La distance entre deux coudes ne peut pas excéder 5 mètres pour maintenir un tirage correct.

Dimensionnement et distances de sécurité

Le dimensionnement du tubage dépend de la puissance de votre poêle à pellets et des caractéristiques de votre conduit. Un diamètre inadapté compromet le tirage et peut créer des refoulements dangereux.

Pour les poêles à granulés, les diamètres courants sont :

  • 80 mm : poêles de petite puissance (jusqu’à 6 kW)
  • 100 mm : poêles de puissance moyenne (6 à 10 kW)
  • 125 mm : poêles de forte puissance ou conduits longs

La hauteur de votre conduit influence également le diamètre nécessaire. Plus votre conduit est haut, plus le tirage naturel est important, ce qui peut permettre de réduire légèrement le diamètre. Cependant, mieux vaut prévoir large que risquer un sous-dimensionnement.

Les distances de sécurité sont strictement réglementées pour éviter les risques d’incendie :

  • Conduit isolé : 8 cm minimum par rapport à un matériau combustible
  • Conduit simple paroi : 3 fois le diamètre (minimum 37,5 cm)
  • Avec habillage ventilé : réduction possible à 1,5 fois le diamètre (minimum 20 cm)

Ces distances se mesurent depuis la surface extérieure du conduit jusqu’au matériau combustible le plus proche. Un mur en béton ou en briques n’est pas considéré comme combustible, contrairement au bois, au placo ou aux isolants classiques.

La pente de votre conduit de raccordement horizontal ne doit pas être négative. Une légère pente montante de 3% vers le conduit vertical facilite l’évacuation des fumées et évite les accumulations de condensats.

Pour le calcul précis de votre installation, vous pouvez vous référer aux abaques du fabricant de votre poêle. Chaque appareil a ses spécificités en termes de résistance du conduit et de débit de fumées.

Étapes d’installation : de la préparation au test final

L’installation d’un tubage pour poêle à pellets suit une procédure précise que vous devez respecter scrupuleusement pour obtenir une installation sécurisée et conforme.

Préparation et diagnostic

Avant tout travaux, vous devez faire ramoner votre conduit existant et vérifier son état général. Un conduit fissuré ou obstrué compromet la sécurité de votre installation. Cette vérification permet aussi de mesurer les dimensions exactes et de repérer les éventuels obstacles.

Vous contrôlez également l’état de la sortie de toit et du conduit de raccordement. Un solin défaillant ou un chapeau absent peuvent causer des infiltrations d’eau qui endommagent votre tubage.

Insertion du tubage

L’insertion se fait toujours mâle vers le bas pour éviter que les condensats ne s’accumulent dans les joints. Vous commencez par le bas en fixant le T de décendrage, puis vous remontez élément par élément jusqu’à la sortie.

Pour un tubage flexible, vous déroulez progressivement depuis le haut du conduit en prenant soin de ne pas l’endommager. Une fois en position, vous le raccordez au T de décendrage en partie basse.

Chaque élément rigide se fixe au suivant par un système d’emboîtement étanche. Vous appliquez un mastic haute température sur les joints pour garantir une parfaite étanchéité.

Fixation et support

Votre tubage doit être maintenu par des colliers de fixation espacés de 2 mètres maximum. Ces colliers reprennent le poids du conduit et évitent les déformations dues aux dilatations thermiques.

En pied de conduit, le T de décendrage repose sur un support maçonné ou métallique dimensionné pour supporter le poids total de l’installation. Ce support doit être parfaitement de niveau pour éviter les contraintes sur les raccordements.

Raccordements et finitions

Le raccordement entre votre poêle et le T de décendrage utilise un conduit de raccordement adapté. Ce conduit peut être émaillé, inox ou acier selon vos préférences esthétiques et votre budget.

En partie haute, l’étanchéité au passage du toit nécessite un solin adapté à votre type de couverture. Ce solin peut être en plomb, en zinc ou en EPDM selon la pente et le matériau de votre toiture.

Le chapeau de sortie protège votre conduit des intempéries tout en préservant le tirage. Certains chapeaux intègrent un déflecteur anti-refoulement particulièrement utile en cas de vents violents.

Test d’étanchéité obligatoire

Une fois l’installation terminée, vous devez réaliser un test d’étanchéité selon la norme en vigueur. Ce test consiste à mettre le conduit sous pression pour vérifier qu’aucune fuite n’existe.

Le professionnel utilise un générateur de fumée froide ou un système de pressurisation pour contrôler chaque joint. Toute fuite détectée doit être réparée avant la mise en service de votre poêle.

Ce test fait l’objet d’un rapport détaillé qui accompagne votre certificat de conformité. Sans ce test, votre installation n’est pas considérée comme conforme aux normes en vigueur.

Coûts et quand faire appel à un professionnel

Le prix d’un tubage varie énormément selon la complexité de votre installation et les matériaux choisis. Pour vous donner une idée des budgets à prévoir, voici quelques ordres de grandeur :

Type d’installation Prix matériaux Prix pose incluse
Tubage flexible simple 200 à 500 € 400 à 800 €
Tubage rigide double paroi 500 à 1200 € 800 à 1800 €
Installation complète + maçonnerie 1000 à 2500 € 1500 à 5000 €

Ces prix varient selon la hauteur de votre conduit, le nombre de dévoiements nécessaires et la difficulté d’accès à votre toiture. Une sortie de toit complexe avec création d’ouverture peut facilement doubler le coût total.

L’installation par un professionnel RGE Qualibois présente plusieurs avantages financiers. D’abord, elle vous donne accès aux aides publiques comme MaPrimeRénov’ ou les Certificats d’Économie d’Énergie. Ensuite, elle garantit la conformité de votre installation et sa prise en charge par votre assurance.

Vous pouvez techniquement réaliser vous-même votre tubage si vous êtes un bricoleur expérimenté. Cependant, les travaux de toiture présentent des risques et demandent un équipement spécialisé. Sans compter que vous n’obtiendrez pas les certifications nécessaires aux aides publiques.

Faire appel à un professionnel devient indispensable dans certains cas :

  • Création d’un nouveau conduit de fumée
  • Modification importante de la toiture
  • Installation d’un conduit concentrique étanche
  • Bâtiment classé ou copropriété avec contraintes

Le choix du professionnel est crucial pour la réussite de votre projet. Privilégiez un installateur certifié RGE avec des références vérifiables. Demandez plusieurs devis détaillés et vérifiez que toutes les normes sont bien prises en compte.

L’entretien de votre tubage comprend le ramonage obligatoire deux fois par an et le contrôle périodique de l’étanchéité. Ces opérations, réalisées par un professionnel qualifié, garantissent le bon fonctionnement et la longévité de votre installation.

Questions fréquentes sur le tubage des poêles à pellets

Quel diamètre de tubage pour un poêle à granulés ?

Le diamètre dépend de la puissance de votre poêle et de la hauteur de conduit. Pour un poêle de 6 kW maximum, 80 mm suffit généralement. Entre 6 et 10 kW, optez pour du 100 mm. Au-delà de 10 kW ou pour un conduit très haut, le 125 mm devient nécessaire. Consultez toujours la notice de votre poêle qui indique le diamètre minimal requis.

Peut-on installer un poêle à granulés sans conduit existant ?

Oui, c’est possible mais plus coûteux. Vous devez créer un conduit neuf soit en traversant les étages, soit en passant par l’extérieur avec un conduit isolé. Cette solution demande parfois un permis de construire et coûte entre 2000 et 4000 €. Une alternative consiste à utiliser une sortie ventouse en façade si votre poêle le permet.

Quelle hauteur maximum pour un tubage de poêle à granulés ?

La norme DTU limite la hauteur à 20 mètres maximum pour éviter un tirage excessif qui nuirait au bon fonctionnement. En pratique, la plupart des installations font entre 5 et 12 mètres. Au-delà de 10 mètres, vous devez parfois installer un modérateur de tirage pour réguler l’aspiration et éviter la surconsommation de granulés.

Combien coûte l’installation d’un poêle à granulé avec conduit existant ?

Avec un conduit en bon état, comptez entre 1500 et 3500 € pour l’installation complète (poêle + tubage + pose). Le tubage représente 400 à 800 € selon le type choisi. Ces prix incluent la main d’œuvre d’un professionnel RGE qui vous permet de bénéficier des aides publiques pouvant réduire votre reste à charge de 30 à 50%.

Doit-on obligatoirement ramoner un tubage de poêle à pellets ?

Oui, le ramonage reste obligatoire deux fois par an dont une fois pendant la période de chauffe. Même si les granulés produisent moins de suie que le bois, des dépôts se forment dans votre conduit. Un ramonage coûte 50 à 80 € et garantit le bon tirage de votre installation. Conservez précieusement le certificat de ramonage pour votre assurance.

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Auteur MaFormationBrico

Bertrand

Expert en formation bricolage et techniques de construction. Spécialisé dans la transmission de compétences pratiques pour la rénovation et l'aménagement.